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La société québécoise se transforme; les vieilles mentalités font place aux nouvelles; la technologie nous ouvre des portes sur le monde, nous permettant de voir plus grand et de nous inspirer de partout. La moto n’y échappe pas.
L’image du motard a aussi grandement changé faisant place à une nouvelle génération qui regroupe tous les âges et qui se caractérise par le désir de liberté qu’offre la moto. De vrais passionnés se rassemblent, discutent, échangent, apprécient et reconnaissent la diversité des motos qui deviennent plus que de simples véhicules mais de véritables pièces d’art. En 2018, au Québec, la moto c’est l’expression d’une originalité et d’un goût pour l’aventure. À cela s’ajoute un sentiment de fraternité qui se retrouve dans des rassemblements où l’ambiance est relaxe et amicale. Peu importe le style adopté, voilà une belle façon de faire arrimer moto et découverte!
Les nouvelles générations de motos ne sont pas tombées du ciel… Voici donc un peu d’histoire!

Café Racer

Le terme café racer est toujours utilisé pour décrire les motos et motards d’un certain style. Un café racer est une moto qui a été modifiée pour la vitesse et la maniabilité au détriment du confort.
Aujourd’hui digne de la mention « culture café racer », le terme « Café Racer » existe depuis les années 1950 en référence aux motos utilisées pour les courses anglaises allant d’un café à un autre café ; mais le terme prend aujourd’hui une nouvelle ampleur en regroupant tous les amateurs de motos japonaises, italiennes, anglaises allant des années 1950, jusqu’à la fin des années 1970. Le mouvement se distingue ainsi des motards ayant choisi une Harley ou une japonaise moderne.
Ces motards ne suivent pas la mode et la musique du mouvement initial des « Rockers », anciens ou nouveaux, mais s’habillent dans un style plus moderne et confortable avec quelques aspects rappelant les « Rockers ». Jeans, veste de moto en cuir noir ou marron, bottes ou chaussures, casque aux normes ; les café racers modernes se distinguent ainsi du mouvement de base qui allait jusqu’à dicter les marques à porter ou non. Ils empruntent leurs références aux Greaser américains, au rock britannique et aux motards modernes, pour créer un style unique à part entière.
L’alcool affectant la conduite, et étant dangereux lorsqu’il est associé à tout sport mécanique ; cela explique le choix des Café Racer, qui préféraient s’arrêter pour boire un café plutôt qu’une boisson alcoolisée. Cet aspect oppose radicalement les Café Racer aux Choppers américains, l’alcool étant plutôt accepté dans la culture et l’imaginaire culturel des choppers.

Brat

Le “Brat” est une incursion des japonais dans le style Café-Racer. Ces motos disposent d’un siège de style très distinctif en forme de skateboard ou de style banane.

Tracker

À première vue, le Tracker ressemble beaucoup au Café-Racer et bien qu’il y ait quelques similitudes, l’origine du tracker est dans le nom. Le Tracker est un design issu des courses américaines sur pistes de terre battue. Ce sont généralement des monoplaces qui proposent une position plus droite pour le coureur. Les trackers les plus célèbres seraient ceux montés par Evel Knievel.

Scrambler

Dans les années 1960, le gros du marché moto est aux Etats-Unis. Une jeunesse entière comence à se chercher de nouveaux horizons, et l’appel de la nature est naissant. Pas encore de mouvement hippy à proprement parler mais le souhait d’évasion est réel. A cette époque le marché est constitué de bicylindres anglais de route. Pas évident de rouler sur la terre à moins de modifier les machines.
Et c’est un mouvement très simple qui va démarrer à l’initiative (comme très souvent) des utilisateurs eux-mêmes. La recette est simple : un twin de route, sur lequel on monte un grand guidon, des pneux à tétines et des pots relevés sur le coté pour gagner en garde au sol. Nombre de Triumph, Norton et autres vont subir ces conversions.
Ainsi, une génération entière découvre le plaisir de rouler dans le désert, de serpenter sur des chemins en terre. Finalement, c’est peut-être ainsi que la moto reprend la totalilté de sa liberté d’action : un engin assez performant pour la route, et assez agile pour aller là ou le regard vous porte même si c’est loin du goudron !
Le Scrambler est très similaire au Tracker, mais les silencieux ont tendance à être positionnés plus haut pour éviter la boue ou d’autres dangers hors route. Ils sont également munis de pneus à crampons pour plus de sensations hors route.

Choppers

Les choppers sont nés dans les États-Unis d’après-guerre. De jeunes Américains, avides de sensations et de puissance, cherchaient des motos rapides. Or, les Harley-Davidson étaient certes rapides pour l’époque mais trop lourdes. Ils se mirent donc à « chopper », à enlever toutes les parties non-nécessaires au bon fonctionnement de la moto. Cela incluait le garde boue avant, l’arrière (découpé), le frein avant, les sacoches, les phares additionnels, les pare-brises, les grosses selles… Ainsi naquirent les bobbers. Ces derniers se différencient surtout par leur guidon droit et par le fait qu’ils soient toujours monoplaces. Les choppers avaient en plus de la longue fourche qu’on leur connait, un cadre rigide (pas de suspensions), un embrayage « suicide » (au pied) et un levier de vitesse à la main.

Il s’est depuis démarqué des autres catégories de motos pour devenir un style reconnu qui a ses propres adeptes et qui a permis à certains ateliers de faire fortune, comme l’atelier d’Orange County Choppers créé par Paul Teutul senior en 1999 dans l’État de New York, ou West Coast Choppers, créé par Jesse G. James à Long Beach, quartier de Los Angeles.

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